Aujourd’hui: voyage. Au programme, train, métro, boulot  et retour. Déjà
vécues ces heures.
La route, le parking, le compostage.
Les nuées de costumes et de mines sombres de cette heure de départ.
Mais, quai de gare inhabituel, pas le 1 cette fois, le 3. Pour cause de pélerinage à Lourdes. Dans la gare, à 8 heures, la présence de ces Hommes et Femmes d'Eglise me rappellent à d'autres vérités. Après le blanc des robes de pélerins, le gris prévisible du métro.

Un vénérable Grand-père monte dans la rame, l'air grave...une casquette des lakers vissée sur la tête.

Au café que je m'offre avant ma bataille du jour, un homme d'affaire en costume, pose sa malette et enfourche, l'air réjoui, le flipper. Sous me yeux, le voilà revenu enfant.

Repartant dans les boyaux souterrains, un môme de 20 ans, baggy et écouteurs à fond, lance un billet dans l'escarcelle du clochard et revient sur ses pas pour le placer précautionneusement dans la soucoupe.

Un paumé  chantera soudain dans l'ascenceur qui nous emporte à la surface, que bientôt, il s'envolera pour Jérusalem.

... Je n'avais jamais vécu ces heures auparavant...