A toute vitesse projetée dans la Grande Ville. A l'arrivée, la foule, les pas pressés, le métro, l'avaleur de gens. les voir tous se ruer vers les boxes d'entrées, petits chevaux de course, automatiques. Au sortir, le courant d'air du haut de la terre envole cheveux et écharpe. La goulée d'air frais du haut de la bouche, j'y suis. Il n'y a personne, il est trop tôt. J'hésite,  j'y vais, faire le tour de ce palais. je n'ai jamais pris le temps auparavant. Le pont neuf, majestueux me porte. Sur lui, le soleil rose, sous lui, l'onde vigoureuse, la nature reste là, bien vivante, et les flots dominent le courant des voitures en contrebas, qui rivalisent faiblement. Les ateliers des bouquinistes restnet fermés, nul passant ne croise ma route. Et soudain, la ville disparaît sous la nuée de mouettes qui me surplombe, Paradoxe urbain. Seule et dans les oiseaux.

Respirer, toujours...