Une soirée très chic, des gens magnifiques,une salle de chateau, des robes de soirée... des regards qui observent, qui jaugent peut être... Et la musique... entraînante, gaie, démangeante. Alors mon Homme m'entraîne, et le rythme vit en nous. Plus de repères, pas le temps, ses bras qui me lancent, sa main qui me rattrape, le rock qui s'élance, des jetés et des enroulés, c'est vif, c'est lui, c'est moi, c'est nous... et Vlan!!

Le parquet, trop glissant, mes semelles toutes neuves, je suis sur les fesses, la musique qui vocifère et moi,. écroulée ...de rire.

Plus tard ce danseur que j'ai été inviter - mais oui!- trop tentée par ses pas mathématiques, maîtrisant parfaitement le rythme. Et alors que je m'efforçe de suivre et non de guider, une drôle de sensation sous mon pied gauche. je dévisse un oeil, sans perdre le fil. et là,  l'horreur: ma semelle, celle des chaussures glissantes de l'instant d'avant...: elle se décolle! j'ai la chaussure de Boso le clown, baîllante, ouvrant grand l'espace et menaçant de me faire à nouveau rejoindre de trop près  le parquet... Et vivre deux minutes interminables, ralentissant fébrilement la danse, se raidir encore et ne penser qu'à sa godasse...Et la musique finie, cavaler dans les toilettes  et contempler le désastre, convaincre chéri qu'il est soudain très tard.

Je crois bien que mon cavalier d'une danse a été vaguement décontenancé..