Depuis des années, de cette période de l'avent, un goût de manque me hante. Celui du goût du plum pudding préparé par mon Papi. Il l'avait préparé depuis des semaines, mêlant des dizaines d'ingrédients, la cocotte avait bouilli des heures durant. Il le sortait à Noêl.Il n'était pas même joli, un peu brûlé, difforme,, effrayant un  peu, si différent. Mais il mettait sur les lèvres de mon Grand père un sourire si fier, que l'envie prenait aussitôt d'y croquer. Mais pas comme ça, pas question de gâcher le moment et la merveille. Il l'arrosait soigneusement, tendrement, les derniers gestes de l'embaumement.Un sucre sur le haut, et Pchtt, le gâteau s'enflammait, mes yeux d'enfants en restent bluffés. Le dernier bleu des flammèches envolé, il était prêt. Nous allions en avoir....Papi le partageait, laissant les autres enveloppés dans du papier de soie  blanc, partant par colis pour le reste de la famille. Mon Papi est parti, le gâteau avec lui... Et puis ma Mamie après lui. Et cette année, Une  grand tante, dont le nom est pour toujours associé à l'odeur des crèpes dont elle me régalait, m'a fait remettre  la recette de ce gâteau. Sur un papier plié, la précieuse recette, détaillée et accompagnés de dessins d'explications. Et un message, m'enjoignant de perpétrer à mon tour cette tradition pour n'oublier ni mes ancêtres, ni mon enfance... Pour ne pas m'oublier...Promis!