Pas glam, hein comme annonce ? Mais si je vous dis que c’était Jugnot, qui se trouvait avec moi dans le train ? Beaucoup plus people, non ? C’est quand même la première star que je vois en vrai, près de moi, mine de rien il était temps. Pourquoi en fait ? Parce que je suis montée, en vrac, en retard, pestant contre les parkings blindés, les tonnes de bagages dont je m’étais affublée, que tête baissée j’ai fusillé le malotru dans le sas, qui me ralentissait avec un sourire dans les yeux qui ne collait pas à mon humeur du moment. Regard d’âme noire lui fût donc retourné. Et un quart de seconde plus tard, mes neurones s’électrisaient, j’avais rabroué Gérard en personne… pfff. J’ai eu beau rester dix minutes debout à retirer ma veste, le sourire que je lui ai adressé de l’autre côté du wagon n’a pas fait disparaître mon remord de la prime apparence de pimbèche. Du peu que j’ai vu, des mots qu’il a échangé avec le contrôleur, il y fort à parier que c’est un vrai gentil. Lui.