Je suis retournée à la ville que j’habitais étudiante. Elle ne m’a pas reconnue tout d’abord. Je m’y sens étrangère. Elle a pourtant connu ma première indépendance, mes premières déterminations et ma rage d’y arriver. Mais rien de l’écho du passé.

Puis des flashes, un château apparaît et avec lui les visages des copains. Une rue, une enseigne, et c’est mes amies qui sont là, le froid de cette journée d’il y a vingt ans qui revient sur mes joues, cette veille de fêtes et le temps des « tout est possible ».

J’y ai retrouvé mon Amie S, celle avec qui je grandis. Nous nous sommes retrouvées. Tout juste vieillies. Cette impression d’avoir épousseter l’inutile, d’apercevoir l’essentiel. Elle me l’a dit. Je l’ai là bas entendue. J’en suis toujours là en fait.

Tout est possible…