Mais comment font ils donc pour vivre plongés dans tout ce gris urbain et garder leur urbanité ? Avoir du passer ma nuit et ma journée dans cette banlieue administrative m’a chiffonnée à  l’intérieur. Et je les croise souriants, plaisantant aisément, vivants et détonnant de couleur et de chaleur, me guidant dans ces labyrinthes de bâtiments affreux. Moi je me blinde, je me cimente face à ces murs, je lutte, je le sens bien pour garder mon visage.

Le béton ne les a pas avalés, eux. Moi j’aurais trop peur de perdre à la longue. J’ai fui. De suite. Vers mon gris de campagne et de ville amicale. Mon gris qui me sourit.