Debout presque en même temps que le soleil. Du travail qui se glisse dans tous les minuscules interstices de cette journée, pas encore née, que je voudrais étirée tant elle devrait en avaler.Partie, sous le soleil déjà, quand la maison et celles des autres dorment encore. Petit bonhomme dort, dort si fort, que même la porte doucement entrebâillée, sans l'espoir d'un petit baiser, ne le réveille pas. Petit homme commence tard, rêvant peut être aux demoiselles en fleurs côtoyées le dimanche, il dort encore. Comme l'Homme. 

Alors, et quand même, je pars, parce que je dois, parce que j'ai dit, parce qu'il faut.

Et à midi, la petite voix au bout du fil. Mon petit homme qui réclame "dis maman, tu seras là après l'heure du bain?"

Et sentir, un peu douloureusement que leurs journées se rythment de mes départs et retours, le manque n'est pas absent.

Ni pour eux, ni pour moi.

Mais je suis là.