Y a des fois, le sort s'acharne...

il fait beau, les habits blancs sont de sortie. des pieds à la tête... Je prends mon panier bio, les légumes en équilibre dans la cagette, je fais très attention aux cerises, aux groseilles, pas question de gâter le blanc.

Mais j'avais oublié qu'en plus du rouge, il y avait le vert... le vert traître des côtes de bettes, toute maculée j'étais, juste quand j'ai reculée la cagette...

je replie mon top, hop, soupir mais pas le temps de m'énerver, les rendez-vous m'attendent...

Le soir,   une fête, très chouette,  j'ai gardé le pantalon blanc, réchappé de l'attaque sournoise des blettes. Mon grand sac en cuir marron m'encombre, une main charitable me le glisse sous la table du buffet.. les heures passent, je repars avec mon sac en bandoulière..mouillé d'un liquide inconnu, répandu vicieusement jusque le sol recueil de ma besace. 

A l'arrivée, la lumière . l'horreur. une gigantesque auréole marron sur la hanche du blanc, une constellation de marronites sur les jambes...

 

Bon allez, c'était un jour sans. Mais non, un jour avec, avec  tâches.